Toei Animation se prend les pieds dans le tapis (et dans ses propres droits d’auteur)

Ah, Toei Animation ! Le nom qui fait trembler les fans analysant leur travail. Ce studio japonais est aussi célèbre pour ses animés cultes que pour avoir la gâchette facile afin de protéger sa propriété intellectuelle. Mais attention, car voici l’histoire d’un chasseur de pirates qui s’est transformé, par un retournement de situation digne d’un scénario de Dragon Ball, en sa propre proie. Oui, vous l’aurez compris : Toei Animation a signalé une violation de droits d’auteur… sur une vidéo que la firme a publiée elle-même.

L’histoire commence banalement fin 2025. L’équipe en charge des réseaux sociaux de Toei, pleine d’enthousiasme, poste un clip promotionnel de Dragon Ball Super sur X (ex-Twitter). Au programme : Vegeta qui humilie Goku avec une feinte dont il a l’habitude. Le public adore, les vues s’envolent, l’engagement est au beau fixe. Tout va bien dans le meilleur des mondes… jusqu’à ce que l’algorithme de protection des droits, visiblement en manque de sensations fortes, décide de frapper.

Un peu plus tard, stupeur : la vidéo originale est bloquée. Un gros panneau d’avertissement trône fièrement à la place du combat tant attendu. Motif ? « Violation des droits d’auteur ». Et qui a porté plainte ? Devinez… Toei Animation elle-même. Le système automatisé du studio a donc décidé, seul comme un grand, que le contenu publié par son propre compte officiel était illégal. Bravo l’efficacité.

Inutile de dire que la communauté internet s’en donne maintenant à cœur joie. Après des années à voir des chaînes YouTube de fans se faire radier pour des réclamations automatiques parfois douteuses (souvenons-nous de ce créateur qui avait perdu 150 vidéos d’analyse sur One Piece en une seule journée), voir Toei se saborder elle-même a un goût délicieux de justice.

Pour l’instant, le silence est d’or chez les dirigeants de Toei. Aucune explication n’a été fournie pour justifier comment leur propre robot de censure a décidé de boycotter leur campagne de marketing. La grande question reste en suspens : cet incident embarrassant va-t-il enfin pousser le studio à ajouter un peu d’intelligence humaine dans ses filtres ? Ou vont-ils juste hausser les épaules et réactiver la vidéo en catimini, puis continuer à traquer les fans comme si de rien n’était ?

Cela ne devrait pas ébranler plus que ça la firme nipponne dont ses plus fervents promoteurs voient toujours cette épée de Damoclès dès qu’ils osent évoquer leur passion sur YouTube (ou autre réseau dit social). Peut-être serait-il temps pour Toei de vérifier le programme des robots protégeant leur propriété intellectuelle.

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