Arale et Son Goku sont orphelins : Akira Toriyama nous a quittés !
Pourtant, rien ne le prédisposait à un tel succès et Akira Toriyama en fut même le premier surpris, ne comprenant pas pourquoi « Dragon Ball » était devenu le faire de lance du manga. Si « Goldorak » fut le premier choc animé nippon en France pour les enfants des années 1970, « Dragon Ball », et surtout sa suite « Dragonball Z », fut le catalyseur de la folie manga qui débutait dans les années 1990.
Dans un entretien accordé au quotidien Asahi en 2013, Akira Toriyama affirmait : « »Dragon Ball » est pour moi comme un miracle. Il m’a aidé, avec ma personnalité tordue et difficile, à faire un travail décent et à être accepté par la société ». Il avouait cependant n’avoir « aucune idée » de la raison du succès planétaire de cette œuvre et « espère juste que les lecteurs s’amuseront en lisant ce travail. »
Le dessin animé « Dragon Ball », diffusé dès 1988 dans « Le Club Dorothée » sur TF1, fut un succès phénoménal à côté des « Chevaliers du Zodiaque », « Ken le survivant », « Nicky Larson » et bien d’autres noms sortis pour la plupart du magazine Shonen Jump. Succès confirmé avec la version manga éditée en français par les éditions Glénat dès 1993. D’abord en kiosque dans des fascicules d’un peu moins d’une centaine de pages qui scindent un volume japonais en deux, la collection complète totalisera 85 volumes et sera commercialisée jusqu’à son dénouement, en décembre 1999. Plusieurs autres éditions sortiront au fil du temps, afin de fidéliser de nouveaux lecteurs : une dans le sens de lecture française, une autre dans le sens de lecture japonaise, une double, une plus grande appelée Perfect Edition, avec une nouvelle traduction et des pages couleurs : cette même version sera reprise sur un papier de moins bonne qualité par les éditions Atlas, pour une sortie chez les marchands de journaux. Bref, Akira Toriyama a obtenu la gloire et la fortune avec cette série, mais son parcours fut semé d’embûches, comme il le décrit si justement dans le premier recueil de ses histoires courtes.
Premier éditeur à sortir du manga à grande échelle, les éditions Glénat ont commencé par reprendre les succès de la télévision pour finalement se lancer dans des publications plus audacieuses, mais avec toujours l’idée de toucher les adolescents de plus en plus nombreux à lire ces illustrés en noir et blanc venue d’Asie. « Dragon Ball » ayant une forte notoriété, il semblait logique de faire découvrir les premiers travaux de son créateur. Ces premiers récits courts d’Akira Toriyama sont regroupés dans trois volumes couvrant une période allant de 1979 à 1994.








BOX OFFICE STORY
2 ans agoPour moi l’égal d’un Walt Disney, d’un Stan Lee ou d’un Hergé. J’en ai versé une larme.